Anggun : « Florent Pagny est mon mentor depuis vingt ans. »

Interview Anggun album Toujours un ailleurs single Face au vent

Interview – Après le succès de Nos vies parallèles en duo avec Florent Pagny, Anggun revient avec Face au vent son nouveau single extrait de l’album Toujours un ailleurs. nicetime l’a rencontrée.

nicetime : Toujours un ailleurs votre dernier opus est présenté comme un album pop world. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Anggun : Je suis une grande voyageuse. Je ne peux pas rester plus de trois semaines au même endroit (rires). Et il y a tellement de richesses dans le monde qui méritent d’être mises en lumière. Je me suis donc imprégnée de tous mes voyages pour aborder différents thèmes : l’enfance, l’amour, le couple… Au final, ça donne un album de 14 titres réalisé par Fred Chateau et rempli de sonorités pop du monde entier. Je veux que cet album soit une invitation pour ceux qui l’écoutent. Qu’il les invite à se découvrir eux-mêmes. Le voyage nous permet de revenir à l’essentiel.

« J’ai longtemps cherché un endroit parfait pour vivre, mais je crois que ça n’existe pas. »

nicetime : Où vivez-vous aujourd’hui ?

Anggun : Je vis à Paris. J’y ai ma maison, ma fille y est scolarisée. Et puis j’y ai tous mes rendez-vous professionnels. Mais ma vraie maison, celle du cœur, c’est quand même l’Indonésie, le pays dont je suis originaire. C’est là que je me ressource et que je me retrouve avec moi-même. Il y a aussi un côté mystique, chargé d’énergie positive. En fait, j’ai longtemps cherché un endroit parfait pour vivre, mais je crois que ça n’existe pas. Peut-être que c’est nous qui nous le créons dans notre tête, et c’est le plus important.

nicetime : Cet « ailleurs » dont vous parlez dans votre album, à quoi ressemble-t-il ?

Anggun : Ça peut être un endroit mais aussi une passion, un souvenir, un livre… En tous les cas, cet « ailleurs », il faut le cultiver. C’est le seul moyen de le conserver.

Anggun-Toujours-un-ailleursnicetime : Parlez-nous de votre nouveau single Face au vent

Anggun : Dans Face au vent, il est question d’une histoire d’amour et des complications qu’elle implique. Le texte parle des hauts et des bas auxquels un couple doit faire face dans une relation amoureuse. Ce n’est jamais plat. C’est sans doute une question de génération. Mais une chose est sûre, cela fait partie de nos préoccupations.

nicetime : Quelques semaines auparavant, vous aviez cartonné avec Nos vies parallèles en duo avec Florent Pagny. Comment vous êtes-vous retrouvée à chanter avec lui ?

Anggun : Je connais Florent depuis près de vingt ans. C’est lui qui a lancé ma carrière au milieu des années 90 lorsqu’il m’a présentée à son équipe et notamment Erik Benzi. Depuis cette date, on a du se voir trois fois seulement mais je le considère comme mon mentor dans ce métier. Il y a quelques semaines lorsque j’ai eu le texte de Nos vies parallèles entre les mains, je me suis dit : je ne peux pas chanter ça toute seule. Ça doit se faire en duo. J’ai immédiatement pensé à Florent pour l’interpréter.

« Florent Pagny a tout de suite accepté d’interpéter le duo Nos vies parallèles. »

nicetime : Comment a-t-il réagi lorsque vous lui avez demandé ?

Anggun : En fait, je n’ai pas pu le joindre directement. Florent n’a ni attaché de presse ni téléphone portable au milieu de sa Patagonie. Il est très isolé (rires). Donc je suis passée par sa maison de disque. Lorsqu’il a su que c’était moi qui voulait faire un duo, il a accepté tout de suite.

nicetime : En quoi vos vies sont-elles parallèles ?

Anggun : Nous sommes tous les deux de grands voyageurs, un peu candides sur les bords ! Et puis tout comme moi, Florent a épousé une autre culture. Cette chanson nous allait donc comme un gant.

Anggun-Aviation-Sans-Frontieres

nicetime : Vous êtes une artiste très engagée. Parlez-nous des actions que vous menez notamment avec l’association Aviation sans frontières

Anggun : Je suis la nouvelle marraine de l’association qui compte 800 bénévoles. Mon rôle est de porter la voix des missions auprès du grand public. En novembre dernier, je suis partie à Madagascar avec Florence, infirmière-accompagnatrice bénévole à Aviation Sans Frontières, pour amener en France deux bébés en urgence de soins. Un voyage humanitaire de 13 heures en classe économique je tiens à le préciser. Je suis d’autant plus sensible aux problèmes qui touchent les enfants que je suis moi-même mère.

Propos recueillis par Nicolas Nissim

Anggun sera en concert au Café de la Danse à Paris du 1er au 3 décembre 2016. Réservations ici. En attendant, retrouvez toute son actu sur son site internet www.anggun.com.

Pour soutenir l’association Aviation sans frontières, rendez-vous sur le site www.asf-fr.org.

Crédits photos : Yan Benisty / Aviation Sans Frontières – ZEPPELIN