Ridsa : « Je demande l’avis de mes fans pour composer mes albums. »

Ridsa album Tranquille Pardon Je m'en fousInterview – Il a fait un carton tout l’hiver avec son titre Pardon extrait de son album Tranquille. Ridsa poursuit sur sa lancée avec Je m’en fous son nouveau single. nicetime l’a rencontré.

nicetime : Avec 28 millions de vues sur You Tube, votre titre Pardon explose les compteurs. Vous n’avez pas trop les chevilles qui gonflent ?

Ridsa : Non absolument pas ! Ce n’est pas mon genre ! Je suis surtout ravi de ce qui m’arrive. C’est une belle récompense que de voir sa musique plébiscitée par le public. D’ailleurs, je n’en reviens toujours pas. Je suis d’autant plus ravi que Tranquille l’album dont est extrait ce titre est déjà disque d’or avec 86.000 ventes.

« A 16 ans, j’ai commencé à écrire des textes qui ressemblaient à des poésies. C’était un moyen pour moi d’extérioriser ma douleur. »

nicetime : Comment êtes-vous venu à la chanson ?

Ridsa : En fait, j’ai commencé par l’écriture. Dès l’âge de 16 ans, je me suis mis à écrire des textes qui ressemblaient à des poésies. Intérieurement j’étais assez mal et c’était un moyen pour moi d’extérioriser ma douleur et de réinventer un monde où tous ces problèmes n’existaient pas. Puis je les ai mis en musique. A l’époque, j’avais choisi le rap mais ça ne fonctionnait pas trop. Mon premier titre a fait à peine 500 vues sur You Tube.

nicetime : Vous n’avez pas renoncé pour autant ?

Ridsa : Non, bien au contraire. En 2011, j’ai sorti un titre L’amour n’est pas dead. En quelques jours on est passé de 10 likes à 1000 likes puis 10.000 puis 100.000 puis 1 million. C’était de la folie ! D’autres titres ont ensuite dépassé le million. C’est le cas notamment de Amour sans fin et Amour secret qui ont fait respectivement 4 millions et 8 millions de vues. Je n’en revenais pas moi-même. Le nombre de mes followers sur les réseaux sociaux a augmenté au fil des mois. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de faire de la chanson mon métier.

nicetime : Qu’avez-vous alors proposé ?

Ridsa : J’ai sorti deux albums Mes histoires et L.O.V.E. en indépendant dans lesquels on retrouve essentiellement des chansons d’amour sur de la musique pop urbaine. Mes histoires, ce sont celles d’un petit gars qui préfère sourire aux filles que de se moquer d’elles. J’ai préféré la tendresse à l’agression et mis le rap de côté. Même si ça plaisait aux internautes, je me suis rendu compte que ce n’était pas mon truc.

Ridsa-album

nicetime : A quoi ressemble Tranquille votre troisième album qui vient juste d’être réédité ?

Ridsa : C’est un double album que je qualifierais d’album de transition. Il y a des chansons très love ce qui me permet de contenter ceux qui me suivent depuis le début et des chansons qui bougent un peu plus, histoire de conquérir d’autres supporters, mais surtout de montrer de quoi je suis capable. J’ai en effet voulu mettre l’accent sur le côté festif et dansant avec des titres comme Là c’est die.

nicetime : Je m’en fous votre dernier single est aussi très rythmé. A qui s’adresse t-il ?

Ridsa : A tous ceux qui m’embêtent ou parlent derrière mon dos. Ça m’est complètement égal. Oui je m’en fous ! Toutes ces paroles, c’est moi qui les ai écrites. J’ai des choses à dire. C’est donc important pour moi de mettre mes propres mots dans mes chansons.

« Je suis très proche de mes fans. Je gère moi-même mes comptes Facebook, Twitter, Instagram et Snapchat. »

nicetime : Vous avez plus de 370.000 fans sur Facebook. Quel est votre rapport aux réseaux sociaux ?

Ridsa : C’est très important aujourd’hui. Je gère moi-même mes comptes Facebook, Twitter, Instagram et Snapchat. Je suis très proche de mes fans. Je les sollicite régulièrement pour leur demander leur avis sur mes chansons. Si un titre leur plait, je le garde pour le mettre sur un album à venir. S’ils n’aiment pas, je le mets de côté.

nicetime : Il paraît que vous avez fait de la plomberie avant de chanter. Est-ce vrai ?

Ridsa : Oui, c’est tout à fait vrai ! Les études, ce n’était pas mon truc mais je me suis toujours dit qu’il fallait un minimum de bagage. Après deux ans d’apprentissage, j’ai donc passé mon CAP de Plomberie. Si ça ne marche plus dans la chanson, je saurai au moins quoi faire pour me reconvertir. (rires)

Propos recueillis par Nicolas Nissim

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Crédit photos : Koria

Un grand merci à l’hôtel Idol pour leur accueil.