Véronique Genest : « Avec Portrait craché, je m’amuse comme une folle. »

Veronique-Genest-Portrait-cracheInterview – Depuis le 29 janvier, Véronique Genest est à l’affiche de Portrait craché au Palais des Glaces. La comédienne confie son enthousiasme à nicetime.

nicetime : Vous êtes actuellement à l’affiche de Portrait craché au Palais des Glaces. Parlez-nous de ce retour sur les planches…

Véronique Genest : Je suis ravie. Tous les soirs, je m’amuse comme une folle. Ça fait plus d’un mois que nous la jouons et nous avons enfin trouvé notre rythme de croisière. On a fait quelques ajustements depuis le début. On s’améliore au fil des représentations.

nicetime : Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette pièce de théâtre ?

Véronique Genest : Ces dernières semaines, j’ai eu pas mal de propositions de différents auteurs avec des pièces dans des genres tout à fait différents. On a fait des lectures mais ça n’a pas abouti. Les essais ne se sont pas transformés. Et puis LA bonne pièce est arrivée.

« C’est vraiment une pièce de troupe. Il y a cinq vrais grands rôles. Tous les acteurs s’y retrouvent. »

nicetime : En quoi Portrait craché est LA bonne pièce ?

Véronique Genest : C’est une pièce sympa où tout le monde s’y retrouve. Il y a cinq vrais grands rôles. C’est vraiment une pièce de troupe. Je regrette d’ailleurs que nous ne soyons pas tous les cinq sur l’affiche car nous le méritons tous. Julien Cafaro, Maxime ou encore Caroline Devismes pour ne citer qu’eux sont vraiment des acteurs formidables. Portrait craché est dans la pure tradition du boulevard. Pour moi, c’est un style noble. Durant une heure trente, le public rit dans la salle. On est là pour distraire les gens. C’est le plus important.

nicetime : Sans tout nous dévoiler, pouvez-vous nous racontez l’histoire ?

Véronique Genest : Portrait craché, c’est l’histoire de Marie – mon personnage – qui a fait un bébé « toute seule ». Enfin, pas vraiment toute seule. Elle l’a fait avec Philippe, son ex. Sauf qu’elle a « oublié » de le lui dire. Alors évidemment quand, 25 ans plus tard, leur fils Arthur a la mauvaise idée de tomber amoureux de la fille de Philippe, la situation devient très compliquée. Surtout pour Marie !

« Contrairement à Marie mon personnage, je n’aurais jamais pu faire un bébé toute seule. »

nicetime : Comme elle, auriez-vous pu faire un bébé toute seule ?

Véronique Genest : Jamais de la vie ! Sauf si le père m’avait quitté. Mais là, c’est autre chose. Pour moi, faire un enfant, c’est quelque chose de sacré. Ça ne se décide pas à la légère. Et puis, contrairement à Marie, j’ai le sens des responsabilités.

nicetime : Quelles sont les autres différences entre vous et Marie ?

Véronique Genest : Elle ment sans le moindre scrupule alors que je suis incapable de dissimuler quoi que ce soit. Je ne suis pas menteuse. Bien au contraire. Je suis quelqu’un de très franc. Et parfois trop d’ailleurs.

Portrait-Crache

nicetime : Il paraît que cette pièce a été écrite pour Jacqueline Maillan ?

Véronique Genest : Oui, je vous le confirme. Portrait craché a été écrit en 1992 par Thierry Lassalle pour cette grande dame qu’était Jacqueline Maillan. Mais pour diverses raisons, ça ne s’est pas fait. Et près de 25 ans plus tard, Thierry m’a proposé de jouer la pièce qui, entre temps, a été pas mal réécrite. Thierry m’a dit : « T’es la nouvelle Maillan, j’ai envie que tu la fasses. »

nicetime : Comment avez-vous pris ce compliment ?

Véronique Genest : Ça m’a beaucoup flatté même si je ne suis pas vraiment d’accord. J’adore Jacqueline Maillan. Si je pouvais avoir, si ce n’est que le quart de sa carrière au théâtre, je serais ravie. Mais je considère que Maillan et moi sommes tout à fait différentes. Elle était très bourgeoise et pince sans rire, moi je suis beaucoup plus populaire et très rentre dedans.

« J’aimerais monter une école afin de transmettre mon savoir-faire à la jeune génération. »

nicetime : A quoi aspirez-vous professionnellement dans les prochaines années ?

Véronique Genest : J’aimerais monter une école afin de transmettre mon savoir-faire à la jeune génération. J’ai gardé mon âme d’enfant. Chaque jour qui passe, je suis émerveillée face à mon métier. Ma vie professionnelle – comme la vie tout court d’ailleurs – ressemble à une échelle. Je monte les marches les unes après les autres, mais c’est sans fin. Je ne suis jamais arrivée…

Propos recueillis par Nicolas Nissim

Portrait craché au Palais des Glaces, du mardi au samedi à 19h15 et matinée le samedi à 16h30. Réservations sur le site www.palaisdesglaces.com.

Crédit photo : Fabienne Rappeneau